Nantes, 1929 : « La chanson du bordereau »

En 1929, s’ouvrent des négociations entre syndicats patronaux et ouvriers afin de mettre au point un nouveau bordereau de la grille des salaires dans le secteur de la métallurgie et du bâtiment. Cela donne l’occasion aux « moscoutaires » de la CGT-Unitaire de s’en prendre vertement et en chanson aux « marchands d’hommes » de la CGT.

chanson 1929 extrait

Extrait de La Chanson du bordereau (ADLA 1 M 154)

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« Se concilier, si faire se pouvait »

Episode 1 : l’Affaire Paul Couillon

Certes, nul n’est responsable de son nom de famille. Mais lorsqu’on s’appelle Couillon, Paul de son prénom, il est préférable de ne pas prêter davantage à rire…

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Carte postale. Nantes – La rue de Châteaudun (actuelle rue du Général-Leclerc-de-Hauteclocque) et la Cathédrale. Scanné par Claude_villetaneuse, Public domain, via Wikimedia Commons.

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Nantes, juillet 1891 : une « dynamitade » sans coupable

Carte postale, « Nantes – Place Lafayette. Le Palais de Justice, la Prison et la Gendarmerie »

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 1891, deux explosions retentissent place La Fayette, au cœur de Nantes. La première frappe le domicile du banquier Paul Couillaud, codirecteur de la banque Jules Rousselot et Cie dont le siège, qui fait face à la gendarmerie, est visé par la seconde explosion. Les dégâts sont minimes mais l’émotion est forte… Lire la suite

Nantes, le 16 avril 1934 : démocratie contre fascisme

Ce 16 avril 1934, les Salons Mauduit s’apprêtent à accueillir une réunion privée des Jeunesses patriotes (JP) dont l’orateur vedette sera Philippe Henriot, la future « voix de la Collaboration ». Mais la gauche nantaise ne l’entend pas de cette oreille, car l’émeute parisienne du 6 février est dans toutes les têtes…

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1. Nantes, 1934 : défilé des Jeunesses patriotes lors de la fête de Jeanne d’Arc

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Le Pays-de-Retz socialiste et la guerre d’Algérie

Dans son numéro 44 de février 1956, l’hebdomadaire SFIO Le Pays-de-Retz socialiste ouvre ses colonnes à un de ses militants, et non le moindre : Raoul Coustal est en effet le rédacteur et l’administrateur de cette feuille militante, et le mois précédent, il était le candidat du parti aux législatives. Ce n’est pas le gestionnaire qui prend la plume mais l’ardent défenseur d’une Algérie française qui lui est chère, menacée par une minorité d’agitateurs à la solde de l’étranger. Il faut, écrit-il, les « exterminer jusqu’au dernier. Pas de prisonniers et surtout pas de procès retentissants » qui seraient autant de tribunes offertes aux « communistes » et « nationalistes » pour salir la mère-patrie. La violence de ces propos et le fait qu’ils soient portés par un responsable local de la SFIO en dit long sur la force de l’esprit colonial au sein de la « vieille maison ».

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