Nantes et Saint-Nazaire, 1933 : l’indépendance syndicale en question

Le 8 octobre 1933, réunis à Saint-Nazaire dans la salle des fêtes de l’école Jean-Jaurès (inaugurée un mois plus tôt), les 129 délégués du congrès départemental de la CGT sont appelés à se déterminer sur l’avenir du mensuel, Le Réveil syndicaliste. Doit-il être le journal de l’Union départementale ? Répondre à cette question n’a en réalité rien d’anodin…

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Extrait de la une du Réveil syndicaliste, n°118, octobre 1933

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Nantes, 1935 : naissance d’un syndicalisme hospitalier

Quinze années séparent la création d’une Amicale du personnel (masculin!) de celle d’une section adhérente au syndicat départemental des services publics CGT. La date choisie est des plus symboliques : le 1er mai 1935.

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L’Hôtel-Dieu de Nantes en 1878 (© Archives de Nantes)

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« Se concilier, si faire se pouvait »

Épisode 2 : le sauvage n’était pas l’enfant

Nous sommes le 17 juillet 1914 au tribunal des prud’hommes de Nantes. Deux hommes se font face : M. Sauvage père d’un côté, l’entrepreneur Logeais de l’autre. Au centre du conflit : l’avenir de Jean-Baptiste Sauvage, jeune apprenti maçon.

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Première page du jugement (Archives départementales de Loire-Atlantique, 5 U 163).

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Nantes, avril 1937 : « Si le sang coule, le gouvernement de Front populaire est par terre… »

Depuis le 16 février, les ouvriers du bâtiment de la région nantaise sont en grève. Le 26 avril, au 65e jour de grève, des incidents éclatent rue du Breil devant les locaux professionnels du président de l’Union ligérienne des entrepreneurs du bâtiment. Le maire socialiste Auguste Pageot interdit alors toute manifestation sur la voie publique…

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Extrait du Phare de la Loire du 27 avril 1937.

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Nantes, 1934 : le procès dit « de la Martinique » et le fantôme d’Aliker

Nantes a bâti une grande partie de sa fortune grâce au commerce triangulaire. Mais ce n’est pas pour cela qu’il se tient, en décembre 1934, sur renvoi de la Cour de cassation, un bien curieux procès devant la Cour d’assises avec, pour protagonistes, un puissant industriel antillais et un fantôme du nom d’Aliker…

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Carte postale éditée par l’Union des travailleurs nègres, Archives départementale de la Martinique (38 J 28).

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Nantes, 1929 : « La chanson du bordereau »

En 1929, s’ouvrent des négociations entre syndicats patronaux et ouvriers afin de mettre au point un nouveau bordereau de la grille des salaires dans le secteur de la métallurgie et du bâtiment. Cela donne l’occasion aux « moscoutaires » de la CGT-Unitaire de s’en prendre vertement et en chanson aux « marchands d’hommes » de la CGT.

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Extrait de La Chanson du bordereau (ADLA 1 M 154)

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« Se concilier, si faire se pouvait »

Episode 1 : l’Affaire Paul Couillon

Certes, nul n’est responsable de son nom de famille. Mais lorsqu’on s’appelle Couillon, Paul de son prénom, il est préférable de ne pas prêter davantage à rire…

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Carte postale. Nantes – La rue de Châteaudun (actuelle rue du Général-Leclerc-de-Hauteclocque) et la Cathédrale. Scanné par Claude_villetaneuse, Public domain, via Wikimedia Commons.

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Nantes, juillet 1891 : une « dynamitade » sans coupable

Carte postale, « Nantes – Place Lafayette. Le Palais de Justice, la Prison et la Gendarmerie »

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 1891, deux explosions retentissent place La Fayette, au cœur de Nantes. La première frappe le domicile du banquier Paul Couillaud, codirecteur de la banque Jules Rousselot et Cie dont le siège, qui fait face à la gendarmerie, est visé par la seconde explosion. Les dégâts sont minimes mais l’émotion est forte… Lire la suite

Nantes, le 16 avril 1934 : démocratie contre fascisme

Ce 16 avril 1934, les Salons Mauduit s’apprêtent à accueillir une réunion privée des Jeunesses patriotes (JP) dont l’orateur vedette sera Philippe Henriot, la future « voix de la Collaboration ». Mais la gauche nantaise ne l’entend pas de cette oreille, car l’émeute parisienne du 6 février est dans toutes les têtes…

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1. Nantes, 1934 : défilé des Jeunesses patriotes lors de la fête de Jeanne d’Arc

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