1910, « La machine tue le bras ! »

Grévistes Textile choletais 1910Dans les années 1810, de l’autre côté de la Manche, des tisserands anglais brisaient les machines à tisser qui, d’artisans, les transformaient en chômeurs ou en prolétaires ; seule la répression vînt à bout de ces luddites. Un siècle plus tard, de septembre à décembre 1910, dans le Choletais, ce sont les tisserands à la main, les tisseurs et ouvrières à domicile ou en usines sur les bords de Sèvre, Maine-et-Loire et Vendée qui s’organisent pour lutter contre la dégradation de leurs conditions de travail.

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Bahonneau et Ménard, deux meneurs trélazéens

bahonneau-menard

En mars 1902, le syndicat des ardoisiers de Trélazé demande son inscription à la Bourse du travail d’Angers. Cette affiliation est le fruit du travail de deux compères trélazéens, André Bahonneau (1848-1918) et Ludovic Ménard (1855-1935), qui oeuvrent depuis 1880 à l’organisation des perreyeux. Ils sont appelés à jouer un grand rôle dans la vie syndicale angevine… Lire la suite

Naissance de l’UD CGT-Force ouvrière en Maine-et-Loire

patouxDans l’histoire de la scission de la CGT et de la naissance de la CGT-Force ouvrière en 1947-1948, le Maine-et-Loire fait figure de cas particulier. À l’inverse du rapport de force au sein de la confédération où les cégétistes « communistes » sont majoritaires, ici, les militants non communistes[1] dominent l’Union départementale ; et c’est d’ailleurs l’un d’eux, Raymond Patoux (ici, en 1960, lors d’une réunion syndicale de postiers), résistant, membre du Comité départemental de Libération au titre de la CGT clandestine, socialiste de culture libertaire, qui est mandaté par un secrétaire confédéral réformiste pour prendre en main et assurer la réorganisation de l’UD CGT du Maine-et-Loire à partir de la mi-août 1944.

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