Mai 68 : la grève générale et la « douceur angevine »

Angers « la belle endormie », son château, son fleuve, ses rives paisibles, que sais-je encore… On en oublierait presque que la capitale du Maine-et-Loire fut une terre d’élection pour le syndicalisme révolutionnaire qui lui apporta des militants d’envergure comme Ludovic Ménard et André Bahonneau. En mai-juin 1968, Angers ne se tînt donc pas en retrait du mouvement social…

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Angers, novembre 1904 : Bessonneau et la « galanterie française »

Bessonneau BoisEn novembre 1904, les ouvriers et ouvrières du « secteur bois » de la Société anonyme des filatures, corderies et tissages d’Angers cessent le travail. Les premiers sont solidaires des secondes qui ne supportent plus le harcèlement sexuel dont elles font l’objet de la part d’un contremaître. Julien Bessonneau, le pieux patron et administrateur unique de la société, sera-t-il sensible à leur appel ? Lire la suite

Le regard d’Hélène

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Hélène Cayeux (1946-2017) n’est plus. En ce mois de septembre 2017, cette photographe de presse aimée de tous et saluée pour son talent a tiré sa révérence.

 

En 1974, elle avait quitté ce Paris populaire qu’elle aimait tant pour la Loire-Atlantique. Elle y découvrit la ferveur des gradins du stade Marcel-Saupin et se prit d’amour pour les abonnés au labeur industriel, les métallos bien sûr, incarnation de la classe ouvrière locale, si prompts à débrayer et à courir les rues, mais aussi ces femmes œuvrant à la chaîne dans les biscuiteries ou les PME du textile, nombreuses en Pays-de-la-Loire.

Hélène, si discrète, avait l’oeil. Elle savait saisir l’instant, le geste, le regard pour faire de ses photos, bien plus qu’un cliché, bien plus qu’une illustration. Elle témoignait de la réalité sociale du moment, et rendait hommage, avec tendresse, au peuple ouvrier.

Il nous revient de lui rendre à notre tour hommage en publiant sept de ses photographies, en attendant la sortie imminente d’un livre que nous lui consacrons.

 

EP_2140_Cayeux-Bl043
Entreprise Turpault (Cholet, 1985)

 

EP_1772_Cayeux_Bl-038(n°10)
Entreprise Pindière (Sèvremoine, 1985)

 

EP_2142_Cayeux-Bl049(n°16)
Aérospatiale Saint-Nazaire, 1988

 

EP_2143_Cayeux-Bl051(n°12)   Saunier Duval (Nantes, 1988)

 

EP_2101_Cayeux-Bg014(n°0A)   Pêcheurs de l’Ile d’Yeu (sans date)

 

EP_1766_Cayeux_Bl-025(n°2A)
Dactylocodeuses de l’INSEE (Nantes, 1981)

 

EP_1760_Cayeux_Bl-21(n°13A) Conflit dit des « mains coupés ». Usine Guillouard (Nantes, 1980)

 

 

Janvier 1917 : les voeux pacifistes des époux Bouët

Famille Bouët

Louis et Gabrielle Bouët figurent parmi les pionniers du syndicalisme enseignant. En 1905, ils participèrent à la création du Syndicat des instituteurs et institutrices laïques du Maine-et-Loire, à une époque où les fonctionnaires n’avaient pas le droit de se syndiquer, et à celle de la Fédération nationale des syndicats d’instituteurs (FNSI) où ils jouèrent à plusieurs reprises un rôle déterminant.

Ils furent de ceux qui, en 1914, refusèrent de se rallier à l’Union sacrée et contribuèrent l’année suivante à faire adopter par la FNSI une orientation résolument pacifiste à laquelle elle devait rester fidèle pendant tout le conflit. En janvier 1917, ils adressèrent le texte suivant à leurs camarades syndiqué(e)s :
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