Cholet, 1865 : l’économie sociale et solidaire au nom de la République

En 1851, Napoléon III met un terme à l’expérience chaotique de la Deuxième République en se présentant comme l’homme providentiel qui ne fait pas partie de « la famille des idéologues » et n’est pas un rêveur comme les « réformateurs prétendus. » Il est proche du peuple et de ses aspirations. Les tisserands choletais le prennent aux mots… Lire la suite

Maine-et-Loire, 1976 : un président face à la crise

A l’occasion de la visite imminente du président Valéry Giscard d’Estaing, Zede prend la plume, et elle est rude. Ce militant CFDT offre un tableau très sombre de la situation économique du Maine-et-Loire et termine par ces mots : « En définitive, je crois que vous feriez mieux de ne pas venir. La qualité de la vie, vous n’y connaissez rien. » Lire la suite

François Bonnaud : un Angevin dans la « Grande boucherie »

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En 1912, l’adolescent Bonnaud (1896-1981) fait partie d’une société de tir et rêve comme tant d’autres de prendre sa revanche sur le Prussien : le jeune Angevin veut sortir l’Alsace et la Lorraine des griffes des brutes d’Outre-Rhin ! En août 1914, il veut s’engager mais sa mère s’y oppose avec force. Il ronge alors son frein mais pas longtemps. Lire la suite

Roger Pantais, un anarchiste angevin

Chez les Pantais, l’engagement était une affaire de famille : Daniel, le mécano, était investi dans le syndicat CGT des métaux ; Alexandre, le libertaire pacifiste, fut interné administratif lors de la déclaration de guerre en 1940 ; Raymond, l’anarchiste, franchit les Pyrénées en 1936 et faillit être fusillé par les « staliniens » ; deux des sœurs, Hélène et Jeanne, étaient également militantes anarchistes… et épouses d’anarchistes ! Mais ce sont les pas de Roger (1914-1997) que nous vous proposons d’emprunter…

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Mai 68 : la grève générale et la « douceur angevine »

Angers « la belle endormie », son château, son fleuve, ses rives paisibles, que sais-je encore… On en oublierait presque que la capitale du Maine-et-Loire fut une terre d’élection pour le syndicalisme révolutionnaire qui lui apporta des militants d’envergure comme Ludovic Ménard et André Bahonneau. En mai-juin 1968, Angers ne se tînt donc pas en retrait du mouvement social…

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Angers, novembre 1904 : Bessonneau et la « galanterie française »

Bessonneau BoisEn novembre 1904, les ouvriers et ouvrières du « secteur bois » de la Société anonyme des filatures, corderies et tissages d’Angers cessent le travail. Les premiers sont solidaires des secondes qui ne supportent plus le harcèlement sexuel dont elles font l’objet de la part d’un contremaître. Julien Bessonneau, le pieux patron et administrateur unique de la société, sera-t-il sensible à leur appel ? Lire la suite