Les Mutuelles du Mans, juin 1971 : 35 jours pour rien

Brochure CGT En juin 1971, les salariés des Mutuelles du Mans se lancent dans une grève illimitée. L’atmosphère enfiévrée de Mai 1968 se réinviterait-elle en dans la capitale sarthoise ? Certains le croient et l’espèrent, mais trente-cinq jours plus tard, l’heure est au désenchantement… Lire la suite

Norbert Bézard (1896-1956), militant fasciste,compagnon de route de Le Corbusier

Le Sarthois Norbert Bézard est connu pour avoir travaillé avec Le Corbusier à un projet de Ferme et Village radieux. Leur collaboration pourrait surprendre, mais ce serait oublier leur affinité idéologique. Il n’est pas ce paysan mis en scène par l’architecte dans ses écrits.

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Couverture du livre de Le Corbusier et Norbert Bézard, La Ferme radieuse et le Centre coopératif, Dijon, Presses du réel, 2015.

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Sarthe : Henri Lemonnier, le médecin rebelle

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Nous sommes en 1852 et si l’on en croît le préfet de la Sarthe, l’homme est « dangereux à tous les points de vue : contre la religion, la propriété, contre le président, ennemi du gouvernement… ». Cet homme n’est pas un de ces « rouges » aux mains calleuses que la misère trop souvent exalte, mais un notable du cru, médecin de son état : Henri Lemonnier (1814-1895).

 

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La Sarthe et les livrets ouvriers sous la troisième République

Livret sartheEn 1803, un arrêté de l’empereur Napoléon Ier rend obligatoire pour tout ouvrier la détention d’un livret spécial. Dorénavant, nul ne pourra se faire embaucher s’il ne présente pas ce fameux livret ouvrier ; et pour changer d’emploi, il faut faire signer ledit livret par son patron, quand bien même on s’en sépare à la suite d’un désaccord ! Et si d’aventure l’ouvrier circule sans livret sur le territoire, il est assimilé à un vagabond et risque la détention. Malheur donc à l’ouvrier indocile…

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Sarthe : prolétaires en culottes courtes

industrie-fertoiseCombien sont-ils ces enfants de Sarthe à travailler dans les industries qui émergent ça-et-là au Mans et alentours ? Moins de mille si l’on en croit un  recensement de 1847.

On peut les voir, dès le lever du jour, se glisser sous les métiers à tisser pour nettoyer les bobines de fil et ramasser les déchets de coton, ou placer les bouteilles de verre confectionnées par les ouvriers-souffleurs dans les fours de recuisson. Lire la suite