La Sarthe et les livrets ouvriers sous la troisième République

Livret sartheEn 1803, un arrêté de l’empereur Napoléon Ier rend obligatoire pour tout ouvrier la détention d’un livret spécial. Dorénavant, nul ne pourra se faire embaucher s’il ne présente pas ce fameux livret ouvrier ; et pour changer d’emploi, il faut faire signer ledit livret par son patron, quand bien même on s’en sépare à la suite d’un désaccord ! Et si d’aventure l’ouvrier circule sans livret sur le territoire, il est assimilé à un vagabond et risque la détention. Malheur donc à l’ouvrier indocile…

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Sarthe : prolétaires en culottes courtes

industrie-fertoiseCombien sont-ils ces enfants de Sarthe à travailler dans les industries qui émergent ça-et-là au Mans et alentours ? Moins de mille si l’on en croit un  recensement de 1847.

On peut les voir, dès le lever du jour, se glisser sous les métiers à tisser pour nettoyer les bobines de fil et ramasser les déchets de coton, ou placer les bouteilles de verre confectionnées par les ouvriers-souffleurs dans les fours de recuisson. Lire la suite

Bagatskoff, un drôle de Sarthois

AK-Chateau-du-Loir-Coteau-de-Goulard-Sentier-des-SoupirsÀ Château-du-Loir, modeste commune sarthoise de 4000 âmes, vécut un bien singulier personnage. Nous ne voulons pas évoquer ici Pierre Loutrel (1916-1946) du célèbre gang des tractions avant, plus connu sous le nom de Pierrot le Fou, ennemi public n°1 dans la France de l’immédiat après-guerre. Nous voulons parler d’un dénommé Henri Bagatskoff, alias Bagats. Lire la suite