1910, « La machine tue le bras ! »

Grévistes Textile choletais 1910Dans les années 1810, de l’autre côté de la Manche, des tisserands anglais brisaient les machines à tisser qui, d’artisans, les transformaient en chômeurs ou en prolétaires ; seule la répression vînt à bout de ces luddites. Un siècle plus tard, de septembre à décembre 1910, dans le Choletais, ce sont les tisserands à la main, les tisseurs et ouvrières à domicile ou en usines sur les bords de Sèvre, Maine-et-Loire et Vendée qui s’organisent pour lutter contre la dégradation de leurs conditions de travail.

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« La Capitaine » : Marie Gaboriaud, communarde et vendéenne

montage-photo-15-aout-prison-des-chantiers-vers-bhvpComme tant d’autres, Marie Gaboriaud fait partie de ces communeuses dont les historiens, trop souvent masculins, ont oublié les noms.

Née à Ardelay (près des Herbiers) dans une famille de petits paysans, Marie Augustine Gaboriaud (1835-1882) gagne Paris dans les années 1860 et y devient lingère. C’est là qu’elle rencontre et épouse Jules Chiffon (1822-1880), issu d’une famille de tailleurs de pierre de la Côte d’or. Lire la suite

Les Paysans de l’Ouest contre la « taxe » (1977-1978)

Contre la taxe de coresponsabilité, Montaigu, 1978, Vent d'Ouest n° 93 mars 1978

Un « fleuve de lait », des « montagnes de beurre » : telles sont les expressions utilisées dès 1968 pour évoquer la récurrente surproduction laitière nationale que rien ne semble pouvoir freiner. Quatre ans plus tard, les paysans bretons et de Loire-Atlantique se lancent dans la « grève du lait » pour obtenir une « paie » qui tienne compte des coûts de production. Lire la suite

Eugène Péaud, un instituteur révolutionnaire en Vendée

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Né à La Roche-sur-Yon, Eugène Péaud (1905-1976) joua un rôle de premier plan dans la vie politique et syndicale de son département, la Vendée, auquel il demeura toute sa vie profondément attaché. Il exerça le même métier que son père, instituteur. À cela une raison : la mort brutale de ce dernier, trois ans seulement après sa naissance, qui laissa sa famille dans la gêne.

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Ismaël Boureau, un « typo » vendéen

Société typo

On sait peu de choses sur la jeunesse d’Ismaël Boureau, pionnier du syndicalisme vendéen. Abandonné à la naissance en 1851, il est exposé à l’hospice de Napoléon-Vendée où on le prénomme Ismaël. Reconnu quelques années plus tard par sa mère (Hermance Ganacheau, domestique), puis son père (marchand de bois et… employeur d’Hermance), il prend le nom de ce dernier à leur mariage en 1864.

On ignore où il a fait son apprentissage mais on le trouve engagé volontaire pour 5 ans. A 26 ans, il épouse Marie Bonnaud, la fille d’un charpentier avec laquelle il aura deux enfants.

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